Trop d’écrans ? Le cerveau rétrécit (littéralement) !
- Myriam Perrozet
- 9 mars
- 2 min de lecture
L'utilisation excessive des écrans par les enfants est une préoccupation croissante, avec des études scientifiques mettant en évidence des effets néfastes sur leur développement cérébral et leur bien-être général.

Modifications cérébrales liées à la surexposition aux écrans
Des recherches ont démontré que la surexposition aux écrans peut entraîner des modifications significatives dans le cerveau des jeunes. Par exemple, une étude de 2019 publiée dans le JAMA Pediatrics a révélé que les enfants âgés de trois à cinq ans qui passaient plus d'une heure par jour devant un écran sans supervision parentale présentaient un développement réduit de la matière blanche du cerveau, essentielle aux compétences cognitives et linguistiques.
Réduction du cortex préfrontal
Une douzaine d’expériences d’Imagerie cérébrale ont montré que si l’être humain passe trop de temps devant les écrans son cortex préfrontal rétrécit.
En chine, des chercheurs ont étudié le cerveau d’une 15ène d’adolescents addicts aux écrans, et ont constaté que la circulation des fluides était altérée, que certaines voies neuronales étaient rétrécies, que la communication entre les neurones était ralentie, et que la matière grise avait fortement diminué.
Certains chercheurs y voient un lien avec des troubles comme l’autisme, les troubles bipolaires, mais aussi une tendance à avoir des comportements impulsifs, et un renfermement sur soi. En effet avec ces modifications neuronales, la gestion émotionnelle est directement impactée car le cortex préfrontal est la partie du cerveau qui permet de contrôler les émotions.
En étant moins fonctionnelle elle n’a plus les moyens d’agir sur le système limbique, qui est notre cerveau émotionnel, et de maitriser les émotions qui en émergent. L’enfant est donc beaucoup plus vulnérable à ce qu’il vit et ceci peut avoir des conséquence sur son bien-être avec lui même mais aussi avec les autres.
Impact sur les fonctions exécutives et le comportement
L'impact des écrans électroniques sur les circuits neuronaux, décrit par la psychiatre américaine Victoria Dunckley, génère une dérégulation des mécanismes cérébraux due à une hyper-stimulation chronique. Ceci entraine des problèmes de concentration, de l'irritabilité et des comportements désorganisés. Cette surexposition peut également perturber le sommeil, augmenter le stress et affecter la régulation émotionnelle, imitant des troubles neurodéveloppementaux tels que le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) ou le trouble bipolaire.
Recommandations pour limiter l'exposition des enfants aux écrans
Face à ces risques, des directives ont été émises pour encadrer l'utilisation des écrans chez les jeunes enfants. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que les enfants de moins de cinq ans ne passent pas plus d'une heure par jour devant un écran, et que les nourrissons de moins d'un an n'y soient 🌈pas exposés du tout. En France, la règle des "3-6-9-12", élaborée par le pédopsychiatre Serge Tisseron, suggère :
Pas d'écran avant 3 ans
Pas de console de jeu personnelle avant 6 ans
Pas d'Internet non accompagné avant 9 ans
Pas de réseaux sociaux avant 12 ans
Cette règle vise à accompagner les parents dans l'introduction progressive et adaptée des technologies numériques dans la vie de leurs enfants.
Envie d'aller + loin ? 🌈
Retrouvez la formation en ligne sur l'impact des écrans sur le cerveau de l'enfant 🧠 !
Comments